30 juin 2008
Gros chat...
- Bonjour, je voudrais un gros chat.
- Gros comment ?
- Oh, pour quatre personnes.
Un poème...
(Wilhelm Albert Vladimir Apollinaris de Wąż-Kostrowitcky)
1880 - 1918
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine.
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Guillaume APOLLINAIRE, par Marie LAURENCIN
Une oeuvre...
Marie-Madeleine
Bois de peuplier - 188 cm - 1454
(Musée des Oeuvres du Dôme, Florence)
Regards de passion...

Regards de passion
Différences...

Différences
Le cimetière des célébrités...

jesuismort.com (j'aime beaucoup cette adresse!)
Cubox...

Cubox
29 juin 2008
Elle m'a fait rire, mais bon...
- Tu sais comment on fait les bébés, toi?
- Bien sûr, c'est facile!
- Alors vas-y, dis-moi...
- Eh bien c'est simple, alors le papa il met la petite graine dans le ventre de la maman...
- Et après?
- Et après, il la pousse bien au fond avec sa bite.
Un poème...
1854 - 1891
I
On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
— Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants!
— On va sous les tilleuls verts de la promenade.
Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin!
L’air est parfois si doux, qu’on ferme la paupière;
Le vent chargé de bruits, — la ville n’est pas loin, —
A des parfums de vigne et des parfums de bière...
II
— Voilà qu’on aperçoit un tout petit chiffon
D’azur sombre, encadré d’une petite branche,
Piqué d’une mauvaise étoile, qui se fond
Avec de doux frissons, petite et toute blanche.
Nuit de juin! Dix-sept ans! — On se laisse griser.
La sève est du champagne et vous monte à la tête...
On divague; on se sent aux lèvres un baiser
Qui palpite là, comme une petite bête...
III
Le cœur fou Robinsonne à travers les romans,
— Lorsque, dans la clarté d’un pâle réverbère,
Passe une demoiselle aux petits airs charmants,
Sous l’ombre du faux-col effrayant de son père...
Et, comme elle vous trouve immensément naïf,
Tout en faisant trotter ses petites bottines,
Elle se tourne, alerte et d’un mouvement vif...
— Sur vos lèvres alors meurent les cavatines....
IV
Vous êtes amoureux. Loué jusqu’au mois d’août.
Vous êtes amoureux. — Vos sonnets la font rire.
Tous vos amis s’en vont, vous êtes mauvais goût.
— Puis l’adorée, un soir, a daigné vous écrire...!
— Ce soir-là,... — vous rentrez aux cafés éclatants,
Vous demandez des bocks ou de la limonade...
— On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans
Et qu’on a des tilleuls verts sur la promenade.
Arthur Rimbaud en 1871, photo d'Etienne Carjat
Le ciel, le soleil et la mer...
Petit cadeau: le clip! :-)
Allongés sur la plage, les cheveux dans les yeux
Et le nez dans le sable, on est bien tous les deux.
C'est l'été, les vacances, oh mon Dieu, quelle chance!
Il y a le ciel, le soleil et la mer.
Il y a le ciel, le soleil et la mer.
Madness Redeemer...

Madness Redeemer
Panoramas...

Panoramas
Nodes...

Nodes
28 juin 2008
Sport, guerre et religion...
« Le football, écrivait Pierre Bourgeade dans un intéressant ouvrage publié en 1981, c'est la guerre, poursuivie par d'autres moyens.» La guerre? Sans aucun doute, et cela d'autant plus que le « foot» présente, par rapport aux vrais conflits militaires, l'avantage de n'être qu'assez peu meurtrier, malgré quelques «bavures», dont certaines furent spécialement tragiques, comme chacun sait.
La guerre, donc, mais pourquoi pas aussi sa sœur jumelle, la religion, à laquelle l'excellent Bourgeade, dans son analyse, ne semble pas octroyer beaucoup d'importance. Le mot même de « Coupe », Coupe du monde ou Coupe de France, devrait pourtant nous mettre sur la piste. Il n'est pas un chrétien qui ne se souvienne d'avoir entendu à la messe, à l'instant de l'Elévation, l'illustre prière eucharistique : « Prenez et buvez-en tous, car ceci est la coupe incomparable, la coupe de mon sang, le sang de l'Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela en mémoire de moi. »
La «coupe» eucharistique, hélas, connaît une certaine décadence depuis un siècle ou deux, du fait de la laïcisation ou « sécularisation » des sociétés de notre temps. La coupe sportive, par contre, progresse au rythme même où décline le vase prédécesseur et chrétien. C'est en Angleterre, selon le vieux Pierre Larousse, que les choses ont commencé, voici bien longtemps. Pendant toute une période, les courses britanniques n'eurent d'autre motivation que le plaisir ou la gloire.
Sous le règne de la reine Anne (morte en 1714), les turfistes commencèrent à se passionner pour les récompenses et les paris... Outre certains prix de faible valeur, on distribuait aussi des coupes d'une valeur de 50 livres (au XIXe siècle, 200 ou 300 livres sterling). Parmi les principales coupes distribuées dans les courses de Grande-Bretagne aux propriétaires des chevaux vainqueurs, on citait en premier lieu la coupe d'or Ascot, car les courses d'Ascot étaient le rendez-vous de l'aristocratie, et le souverain s'y rendait avec tout le pompeux appareil de la cour.
Outre cette Golden Coup, il se courait aussi, avant la guerre de Crimée (1854), une autre coupe d'un grand prix : cette coupe d'or donnée en 1844 par l'empereur de Russie Nicolas portait le nom de coupe de l'empereur. Les courses de Goodwood offraient aussi des prix considérables, notamment une coupe d'or : la coupe de Chesterfield était également célèbre. La fondation de ce prix était due à lord Chesterfield, grand amateur de courses. Il faut citer encore la coupe de Dancaster, qui se courait sur l'hippodrome du même nom, dans le comté de York.
Cet usage de distribuer des coupes aux vainqueurs s'est introduit ensuite dans les courses hippiques de la France. Le Grand Prix de Paris de 100 000 francs or était couru au bois de Boulogne dans la saison d'été; il s'accompagnait d'un objet d'art offert par Napoléon III, et cet objet était généralement une coupe.
Nous eûmes aussi vers 1900 la Coupe Davis, compétition internationale de tennis, et à partir de la Première Guerre mondiale, la Coupe de France de football. Ajoutons que tous les lecteurs du dictionnaire Robert ont encore en mémoire la phrase d'un immortel roman de Claude Courchay : « Les rues se vidèrent pour la finale de la Coupe du monde. »
D'une coupe l'autre? aurait dit Céline. La question est en effet posée. La Coupe du monde, encore elle, n'est-elle pas devenue, de nos jours, une espèce d'eucharistie collective, de grand-messe immense et universelle, un culte orgiaque et païen, faisant penser à certaines scènes de King Kong, film justement célèbre ; un culte auquel participent les téléspectateurs par dizaines de millions, cependant que sa rivale, la véritable coupe eucharistique, aurait tendance, elle, à se réfugier dans la pénombre propice des églises, des chapelles, des sacristies.
Le vin de messe continue, certes, chaque jour que Dieu fait, à se transformer, au gré des croyants, en sang de la personne divine crucifiée voici 2000 ans. La Coupe du monde, de ce point de vue hématologique, n'est pas toujours en reste, et il lui arrive, de temps à autre, ce qui n'est pas le cas lors de nos messes de villages, de passer de la métaphore sanguine à la réalité cruelle du saint sacrifice du foot. De l'un des matchs les plus essentiels disputés au cours de ces dernières semaines, on retiendra surtout que fut tristement répandu, à Lens, par les soins de voyous venus du Nord, le sang d'un gendarme assassiné, ou peu s'en fallait.
La Coupe du monde aurait-elle évincé la coupe du Christ ? Et si oui, l'humanité a-t-elle vraiment gagné au change ?
Un poème...
1907 - 1988
Dans les rues de la ville, il y a mon amour.
Peu importe où il va dans le temps divisé.
Il n'est plus mon amour: chacun peut lui parler.
Il ne se souvient plus qui, au juste, l'aima.
Il cherche son pareil dans le voeu des regards.
L'espace qu'il parcourt est ma fidélité.
Il dessine l'espoir, puis, léger, l'éconduit.
Je vis au fond de lui comme une épave heureuse.
A son insu, ma liberté est son trésor!
Dans le grand méridien où s'inscrit son essor,
Ma solitude se creuse.
Dans les rues de la ville, il y a mon amour.
Peu importe où il va dans le temps divisé.
Il n'est plus mon amour: chacun peut lui parler.
Il ne se souvient plus qui, au juste, l'aima
Et l'éclaire de loin pour qu'il ne tombe pas!
Photo de René Char.
Lifted...
Juan Carlos Federico...

Juan Carlos Federico
Big Blue Ball...
27 juin 2008
Vague à l'âme...
J'aurai toujours, j'espère, cette joie-là. Surtout qu'on n'enlève pas ça de mon métier!
"Mon maître..."
Un poème...
1786 - 1859
Vous aviez mon coeur,
Moi, j'avais le vôtre:
Un coeur pour un coeur;
Bonheur pour bonheur!
Le vôtre est rendu,
Je n'en ai plus d'autre,
Le vôtre est rendu,
Le mien est perdu!
La feuille et la fleur
Et le fruit lui-même,
La feuille et la fleur,
L'encens, la couleur:
Qu'en avez-vous fait,
Mon maître suprême?
Qu'en avez-vous fait,
De ce doux bienfait?
Comme un pauvre enfant
Quitté par sa mère,
Comme un pauvre enfant
Que rien ne défend,
Vous me laissez là,
Dans ma vie amère;
Vous me laissez là,
Et Dieu voit cela!
Savez-vous qu'un jour
L'homme est seul au monde?
Savez-vous qu'un jour
Il revoit l'amour?
Vous appellerez,
Sans qu'on vous réponde;
Vous appellerez,
Et vous songerez!...
Vous viendrez rêvant
Sonner à ma porte;
Ami comme avant,
Vous viendrez rêvant.
Et l'on vous dira:
«Personne!... elle est morte.»
On vous le dira;
Mais qui vous plaindra?
Portrait de Marceline Desbordes-Valmore, par Nadar.
Kevin Sloan...

Kevin Sloan
26 juin 2008
Un poème...
Paul Verlaine
1844 - 1896
La lune blanche
Luit dans les bois;
De chaque branche
Part une voix
Sous la ramée...
Ô bien-aimée.
L'étang reflète,
Profond miroir,
La silhouette
Du saule noir
Où le vent pleure...
Rêvons, c'est l'heure.
Un vaste et tendre
Apaisement
Semble descendre
Du firmament
Que l'astre irise...
C'est l'heure exquise.
Portrait de Paul Verlaine par Gustave Courbet
(Zürich, Galerie Chichio Haller)
Une oeuvre...
La Vénus d'Urbino
Huile sur toile
119 x 165 cm - 1538
(Galerie des Offices, Florence)
Mark Surloff...

Mark Surloff
Ashes and snow...

Ashes and snow
25 juin 2008
Un poème...
1845 - 1877
I
Ah! toi, l’indifférent, tu souffres à ton tour:
L’angoisse t’a mordu, les peines sont venues;
Tu trembles et tu crains en attendant le jour,
Et la nuit te remplit de terreurs inconnues.
J’ai vu luire en tes yeux, par un brusque retour,
Des larmes, jusque-là vainement retenues;
Et toi, qui ris de tout, toi, qui ris de l’amour,
Pour sonder l’avenir tu regardes les nues.
Tout n’est donc pas mensonge en nos maux ici-bas,
Que tu subis aussi, toi, dont le cœur la nie,
De la loi de douleur la sanglante ironie?
Et tu peux donc aimer, toi, qui ne m’aimes pas?
Mais quel déchirement qu’une telle pensée,
Dans ma blessure encor, quelle épine enfoncée!
II
Oh! Ce sonnet me pèse à l’égal d’un remord!
Que je m’occupe ou non, que je veille ou je rêve,
Ce souvenir ne peut me laisser paix ni trêve,
Car pour moi chaque vers est un serpent qui mord.
L’épreuve est salutaire alors qu’elle rend fort
Et d’un souffle puissant jusqu’au ciel nous enlève,
Mais tout ressentiment transperce comme un glaive,
Et ces angoisses-là sont angoisses de mort.
Arrière donc, vipère à la langue empestée,
Amertume égoïste et vile, pour jamais
Retourne au gouffre noir qui t’avait enfantée!
Moi, je veux vivre, aimer et sentir désormais
Tout ce que peut souffrir une âme généreuse
Qui demande au devoir le secret d’être heureuse.
III
Dans les champs reverdis passe un air pur et doux,
Une blanche vapeur estompe la vallée;
Toute ligne s’efface aux horizons plus mous,
La nature aujourd’hui de tendresse est voilée.
Adieu, sombre chagrin, tristesse aux pleurs jaloux,
De votre étreinte encor je suis tout ébranlée.
Après poisons du cœur, bien loin enfuyez-vous,
Laissez venir la paix à mon âme troublée.
Je n’ai que trop senti vos aiguillons maudits,
Et je veux maintenant que tout ce que je dis
Soit trempé de douceur et de mélancolie,
Comme aujourd’hui l’on voit la lumière affaiblie
Glisser avec langueur jusqu’aux prés odorants
Et changer l’ombre humide en rayons transparents.
Louisa Siefert
Aidez cette petite fille !
Envoyez simplement ce message à 5 millions de personnes de votre entourage...
Cette chaîne a été commencée en 1625 par un moine cistercien moldave éleveur de morues, dans le but de sauver Thérèse, une petite fille gravement malade! Aujourd'hui cette petite fille a 379 ans et elle est atteinte d'un cancer des testicules et d'une fièvre affreuse de la grande thyroïde contractée lors d'un viol par un cerf en période de brame en forêt de Rambouillet à proximité d'une marre souillée par des déchets radioactifs malencontreusement tombés d'un avion furtif.
De plus, lors d'un séjour au Zimbabwe, elle s'est fait bouffer une jambe par un ours africain; espèce extrêmement rare qui a la particularité de sodomiser ensuite ses victimes.
Alors renvoyez s'il vous plaît ce message à tout votre entourage! Et cela vous portera chance. La preuve:
En 1912, un jeune Irlandais fit suivre ce message par SMS. Dans la semaine, il se vit offrir une place pour la croisière inaugurale du plus prestigieux transatlantique britannique, direction New York. Lors de ce voyage il découvrit l'amour, les sorbets, et les bienfaits de la natation.
Ne gardez pas ce message sur votre ordinateur plus de 16 minutes sans quoi vous serez maudit à jamais. La preuve:
Il y a un peu plus de 2000 ans, un homme reçut ce message sur son ordinateur portable. Comme sa batterie était vide et qu'il ne pouvait pas la recharger vu qu'il n'y avait pas encore d'électricité, il fut crucifié avec des clous rouillés et on lui mit sur la tête une casquette ridicule.
Ça fait tout de même réfléchir.
Pour Thérèse, pour vous, pour moi, pour tous vos amis, ne brisez pas cette chaîne.
Merci!
Et si vous n'avez pas encore compris...
Je veux remercier tous ceux qui m'ont envoyé des e-mails chaînes pendant toutes ces années. Car, grâce à votre bonté:
1. J'ai arrêté de boire du Coca depuis que j'ai découvert que ça sert à enlever les taches de tartre dans les toilettes.
2. Je ne vais plus au cinéma tellement j'ai peur de m'asseoir sur une aiguille infectée par le virus du SIDA.
3. Je pue car je ne mets plus de déodorant qui peut provoquer le cancer.
4. Je ne stationne plus ma voiture dans aucun parking car j'ai peur qu'on me donne un échantillon de parfum pour me droguer et puis me violer.
5. Je ne réponds plus au téléphone car on peut me demander d'appeler un numéro long et stupide et après je vais recevoir une facture infernale avec des appels en Ouganda, à Singapour ou Tokyo.
6. Je ne bois plus de boisson en canette car je peux attraper une maladie.
7. Quand je sors en boîte, je ne regarde aucune fille, même si elle est très belle car j'ai peur qu'elle m'emmène à l'hôtel et qu'elle me drogue pour m'enlever un rein afin de le revendre au marché noir.
8. J'ai versé aussi toutes mes économies sur le compte de Amy Bruce, une pauvre petite fille qui était malade et à l'hôpital, plus ou moins 7000 fois. (C'est drôle cette petite fille a toujours 8 ans depuis 1995...)
9. Mon GSM Nokia gratuit n'est jamais arrivé, ni les entrées que j'avais gagnées pour des vacances payées à Disneyland.
10. J'ai remis 21 fois la boum que j'organise le jour ou je reçois ma caisse gratuite de "Veuve Clicquot" et les copains invités me tirent tous la gueule.
11. J'ai inscrit mon prénom parmi 3000 autres sur une pétition et j'ai sauvé une espèce menacée d'écureuil.
12. J'ai su 170 fois que MSN allait supprimer mon compte; mais bizarrement ne l'a jamais fait.....
13. Je connais la recette pour ne plus être célibataire: il suffit d'écrire le prénom d'une personne sur un papier en pensant très fort à elle puis de se gratter le cul en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre autour d'une Renault 4L.
14. J'ai accumulé environ 3000 ans de malheur et je suis mort 67 fois à cause de tous les chaînes e-mail que je n'ai pas renvoyées.
A tous un GRAND MERCI !
IMPORTANT: Si tu n'envoies pas ce message dans les prochaines 10 secondes à au moins huit millions de personnes, un dinosaure bleu viendra bouffer ta famille demain à 17h30.
Chromasia...

Chromasia
L' Equipe Junior...

L' Equipe Junior
Blagues Carambar...
Charlotte dit à son père :
- Je suis certaine que j'aurai zéro en maths.
- Ah bon ?
- C'est aussi sûr que deux et deux font cinq !
Vous voyez pourquoi? :-)

Blagues Carambar
Extraits du journal intime d'un chat...
Jour n° 152:
Mes ravisseurs continuent à me provoquer avec de bizarres petits objets pendouillant au bout d'une ficelle. Ils se gavent de viande fraîche au dîner pendant qu'ils me forcent à manger des céréales déshydratées. La seule chose qui m'aide à tenir le coup est l'espoir d'une évasion, et la maigre satisfaction que je retire de temps à autre de la destruction d'un meuble. Demain, je mangerai peut-être une autre plante d'appartement.
Jour n° 161:
Aujourd'hui, ma tentative d'assassiner mes ravisseurs en me glissant dans leurs pieds pendant qu'ils marchaient a presque réussi. Il faudra que j'essaie encore depuis le haut des escaliers. Dans l'espoir d'induire dégoût et répulsion chez ces vils oppresseurs, je me suis encore forcé à vomir sur leur fauteuil préféré. Il faudra que je recommence sur leur lit.
Jour n° 165:
J'ai décapité une souris et leur en ai apporté le corps, afin de leur faire comprendre ce dont je suis capable, et pour frapper leurs coeurs de terreur. Mais ils se sont juste extasiés et se sont répandus en paroles onctueuses et condescendantes, me disant à quel point j'étais un bon petit chat. Hmmm... Ça ne fonctionne pas conformément au plan.

Jour n° 168:
J'ai enfin réalisé jusqu'à quel point allait leur sadisme. Sans aucune raison, j'ai été choisi pour le supplice de l'eau. Cette fois, de plus, il comprenait une substance chimique mousseuse et piquante nommée "shampooing". Quel cerveau malade a bien pu inventer un tel liquide? Ma seule consolation est le morceau de pouce que je tiens encore entre mes dents.
Jour n° 171:
Aujourd'hui s'est tenue une sorte de réunion de malfaiteurs. J'ai été placé à l'isolement pendant l'événement. Cependant, j'ai pu entendre le bruit et humer l'odeur nauséabonde de ces tubes de verres qu'ils appellent "bière". Plus important, j'ai réussi à obtenir l'information que la raison de ma réclusion était mon pouvoir "allergisant". Il va falloir que j'apprenne de quoi il s'agit pour que je puisse l'utiliser à mon avantage.
Jour n° 174:
Je suis persuadé que les autres prisonniers sont des comédiens ou peut-être même des mouchards. Le chien est relâché tous les jours et semble plus qu'heureux de revenir. C'est visiblement un attardé mental. D'un autre côté, l'oiseau doit être un informateur puisqu'il leur parle constamment. Je suis certain qu'il leur rapporte mes moindres mouvements. Tant qu'il restera dans cette pièce de métal, sa sécurité est assurée. Mais je peux attendre. Ce n'est qu'une question de temps.
...
24 juin 2008
Un poème...
1842 - 1888
Moi, je vis la vie à côté,
Pleurant alors que c’est la fête.
Les gens disent: « Comme il est bête! »
En somme, je suis mal coté.
J’allume du feu dans l’été,
Dans l’usine je suis poète;
Pour les pitres je fais la quête.
Qu’importe ! J’aime la beauté.
Beauté des pays et des femmes,
Beauté des vers, beauté des flammes,
Beauté du bien, beauté du mal.
J’ai trop étudié les choses;
Le temps marche d’un pas normal;
Des roses, des roses, des roses!
Charles Cros
Une oeuvre...
Tout son travail est dans la même veine, si intérieur, si touchant. J'admire beaucoup Christian Boltanski.
Odessa
Installation - 1989
Dafont...

Dafont
Switch Zoo...

Switch Zoo
The Double Yolker...

The Double Yolker
23 juin 2008
Un poème...
1867 - 1920
Le sable où nos pas ont crié, l’or, ni la gloire,
Qu’importe, et de l’hiver le funèbre décor.
Mais que l’amour demeure, et me sourie encor
Comme une rose rouge à travers l’ombre noire.
Paul-Jean Toulet et sa soeur.
Olaf et Korpatas...

Olaf et Korpatas
Alveolata Noctiluca Neonlight...

Alveolata Noctiluca Neonlight
Piaaaa! Piaaaaa !

Fauconneaux
22 juin 2008
Just like heaven...
the one that makes me scream » she said,
« The one that makes me laugh » she said,
and threw her arms around my neck.
Un poème...
1496 - 1544
Quand j'ai pensé en vous, ma bien-aimée,
Trouver n'en puis de si grande beauté:
Et de vertu seriez plus estimée,
Qu'autre qui soit, si n'était cruauté.
Mais pour vous aimer loyaument
J'ai récompense de tourment:
Toutefois quand il vous plaira,
Mon mal par merci finira.
Dès que mon oeil aperçut votre face,
Ma liberté du tout m'abandonna,
Car mon las coeur, espérant votre grâce,
De moi partit, et à vous se donna.
Or s'est-il voulu retirer
En lieu dont ne se peut tirer,
Et vous a trouvée sans si,
Fors qu'êtes Dame sans merci.
Votre rigueur veut doncques que je meure,
Puisque pitié votre coeur ne remord.
Si n'aurez-vous (de ce je vous asseure)
Los ni honneur de si cruelle mort:
Car on ne doit mettre en langueur
Celui qui aime de bon coeur:
Trop est rude à son ennemi,
Qui est cruel à son ami.
Portrait de Clément Marot, par Corneille de Lyon
(Musée du Louvre, Paris)
Une oeuvre...
Les époux Arnolfini
Huile sur panneau de bois
82 x 60 cm - 1434
(National Gallery, Londres)
Mers et plages...

Mers et plages
15 ans, t'es con, et t'en es fier en plus !

15 ans
La tribu...

La tribu
Telescope Game...

Telescope Game
Pick up ! Colour up !

Pick up ! Colour up !
21 juin 2008
Fête de la musique... ou fête du merguez ?
Sung Kwan Ma...

Sung Kwan Ma
Terre Orange...

Terre Orange
Jack Jack Attack !

Jack Jack Attack version française (la page peut être longue à charger)
20 juin 2008
Un poème...
1898 - 1990
La fille au garçon
Parlait de façon
Si douce.
On dirait sous bois
Un petit patois
De source.
La main jeune d'elle
En celle de lui
Gîtant
Si frêle en son nid,
C'est une hirondelle
Enfant.
Le meilleur de Dieu,
Des temps et des lieux,
C'est eux.
Ineffable, étrange
Façon loin des cieux
D'être anges.
Ne bougez plus, même
Pour baiser leur front,
Comètes.
Ça vaut bien la peine
Que les choses rondes
S'arrêtent!
J'exagère? Ô doux,
Ce lit de fougères
C'est tout!
Cet heureux cénacle
Est le seul miracle
Au monde.
L'amie et l'amant,
Tout le firmament
Autour!
Grondez-le, tambours:
On ne vit que pour
L'amour!
Portrait de Géo Norge
Thématiques artistiques...
Vous vous doutez que je m'y déplace souvent et avec une certaine dextérité. Hier je recherchais un portrait du poète Klingsor (que je n'ai pas trouvé, sinon en minuscule vignette) et je suis tombé, sans me faire mal je vous rassure, sur cette page merveilleuse de la Réunion des Musées Nationaux, page que je ne connaissais pas mais qui a immédiatement pris une place de choix dans mes favoris.
Il s'agit d'une page regroupant de façon thématique, ce qui est rarissime sur le net, des reproductions d'oeuvres d'art anciennes ou modernes, tableaux, sculptures, photos, objets, mobilier, bref tout ce qu'on peut trouver dans les musées! C'est un pur régal!
Thématiques artistiques
Retouchez vos images "en ligne"...
Bien sûr, vous n'avez pas accès aux fonctions évoluées des logiciels spécialisés, mais tel quel le site peut rendre quelques services.
Pixenate
Imprimez "en ligne" les pages web...
"Zapage" est un service d'impression en ligne gratuit sans coupures ni pages gaspillées. Il vous permet de recadrer, ou de sélectionner une partie de page, et donc de n'imprimer que ce qui vous intéresse. C'est extrêmement simple à utiliser, et donc indispensable!

www.zapage.com
19 juin 2008
Un poème...
(Alexis Léger ou Alexis Saint-Léger Léger)
1887 - 1975
Première-Née - temps de l'oriole,
Première-Née - le mil en fleurs,
Et tant de flûtes aux cuisines...
Mais le chagrin au coeur des Grands
Qui n'ont que filles à leur arc.
S'assembleront les gens de guerre,
Et tant de sciences aux terrasses...
Première-Née, chagrin du peuple,
Les dieux murmurent aux citernes,
Se taisent les femmes aux cuisines.
Gênait les prêtres et leurs filles,
Gênait les gens de chancellerie
Et les calculs de l'astronome:
"Dérangerez-vous l'ordre et le rang?"
Telle est l'erreur à corriger.
Du lait de Reine tôt sevrée,
Au lait d'euphorbe tot vouée,
Ne ferez plus la moue des Grands
Sur le miel et sur le mil,
Sur la sébile des vivants...
L'ânier pleurait sous les lambris,
Oriole en main, cigale en l'autre:
"Mes jolies cages, mes jolies cages,
Et l'eau de neige de mes outres,
Ah! pour qui donc, fille des Grands?"
Fut embaumée, fut lavée d'or,
Mise au tombeau dans les pierres noires:
En lieu d'agaves, de beau temps,
Avec ses cages à grillons
Et le soleil d'ennui des Rois.
S'en fut l'ânier, s'en vint le Roi!
"Qu'on peigne la chambre d'un ton vif
Et la fleur mâle au front des Reines..."
J'ai fait ce rêve, dit l'oriole,
D'un cent de reines en bas âge.
Pleurez, l'ânier, chantez l'oriole,
Les filles closes dans les jarres
Comme cigales dans le miel,
Les flûtes mortes aux cuisines
Et tant de sciences aux terrasses.
N'avait qu'un songe et qu'un chevreau
- Fille et chevreau de même lait -
N'avait l'amour que d'une Vieille.
Ses caleçons d'or furent au Clergé,
Ses guimpes blanches à la Vieille...
Très vieille femme de balcon
Sur sa berceuse de rotin,
Et qui mourra de grand beau temps
Dans le faubourg d'argile verte...
"Chantez, ô Rois, les fils à naître!"
Aux salles blanches comme semoule
Le Scribe range ses pains de terre.
L'ordre reprend dans les grands Livres.
Pour l'oriole et le chevreau,
Voyez le Maître des cuisines.
Timbre français à l'effigie de Saint-John Perse - 1980
Une oeuvre...
Jeune femme au lit
Huile sur toile
45,7 x 30,5 cm - 1952
(Collection particulière)
Aseyn as possible...

Aseyn as possible
Bibifok...

Bibifok
Catfish Hotel...
Nuit de fièvre...
18 juin 2008
Un poème...
1884 - 1960
A pas subtils quelqu'un vient s'établir chez moi,
II n'a pas de visage ni corps ni mains ni doigts
Mais il a beau être fluide il vient prendre possession
Et il plante là sa tente comme s'il avait un corps.
II s'installe sans aucun droit de propriété
Ne faisant même pas attention à moi
II fait comme chez lui et il me faut rester coi.
Le voilà qui s'empare de ma gorge et d'un genou
Me regardant dans les yeux pour savoir ce que j'en pense
Puis se détourne de moi. Tout est affaire de silence.
Vous vous y ferez, les mots c'est encore de la révolte
Quand celle-ci est dominée vous n'avez plus besoin de l'escorte
Du vocabulaire rampant
Et cependant
Le ciel est là qui cherche ses montagnes
Et les monts cherchent la vallée,
La vallée près d'être en allée
Se ranime dans la campagne
Et devient à son tour montagne.
Le ciel cherche d'autres vallées.
Portrait de Jules Supervielle par B.A.(?)
Une oeuvre...
L'Annonciation
Huile sur panneau de chêne
86 x 91,5 cm - 1434
(Musée du Louvre, Paris)
Pélerin de la Terre...

Pélerin de la Terre...
J'aime l'architecture romane...
Et si vous appréciez l'architecture religieuse, et en particulier l'architecture romane, vous ne regretterez pas votre visite sur le site romanes.com. C'est pour moi LE site de référence sur le sujet, par son iconographie tout du moins. Vous serez surpris de la quantité de photos disponibles pour chaque ouvrage d'art référencé. Bonne visite!

romanes.com
Z'aimez la BD ?

Francomac
Détruisez internet !
Saletés de manifestants!

Détruisez internet avec NetDisaster!
17 juin 2008
Un poème...
1844 - 1896
Comme il pleut sur la ville;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur?
Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits!
Pour un cœur qui s’ennuie
Ô le chant de la pluie!
Il pleure sans raison
Dans ce cœur qui s’écœure.
Quoi! Nulle trahison?...
Ce deuil est sans raison.
C’est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon cœur a tant de peine!
Portrait de Paul Verlaine par Gustave Courbet
(Zürich, Galerie Chichio Haller)
La galerie de Lolo...

La galerie de Lolo
Cats...

Cats
Photo-animaux...
Une merveille, ce site, avec des milliers de photos d'animaux de toutes sortes, surtout familiers, courants ou domestiques. Si vous cherchez une image d'une bestiole quelconque, il serait étonnant que vous ne la trouviez pas sur ce site.

Photo-animaux
Rétamé, lessivé, claqué, crevé...
Bataille au Parc Kruger...

Bataille au Parc Kruger
16 juin 2008
Un poème... poésie coquine !
1796 - 1831
Enfin dans ta chambre chérie
Ayant pénétré malgré toi,
Ta gentille ménagerie
Hier a paru devant moi.
Ton musée, aimable Rosine,
Sans doute n'est pas sans éclat.
Mais le plus joli, ma cousine,
C'est, à coup sur, ton petit chat.
Tu te plains de ce que naguère
Négligeant tes jeunes appats,
Avant mon départ pour la guerre,
De toi je ne m'occupais pas.
Sur le minet d'une voisine,
Si j'ai commis doux attentat,
C'est qu'en ces temps là, ma cousine,
Tu n'avais pas de petit chat.
Pour nous charmer à l'improviste,
En vain tu cachais ces trésors.
Moi, curieux, naturaliste,
Pour les voir j'ai doublé d'efforts.
Mais voir est trop peu, j'imagine,
Voir n'amène aucun résultat;
Ah! permets-moi, chère cousine,
De caresser ton petit chat.
Tu souffres que sur sa parure
Je promène un doigt empressé.
Mais tu veux que de sa fourrure
Le duvet ne soit point froissé.
Va, ne crains rien pour son hermine,
Mon doigt est fort et délicat.
Vois, il fait faire, ma cousine,
Le gros dos à ton petit chat.
Toujours désireux de te plaire,
Ah! sans lui vouloir aucun mal,
Que j'aimerais à satisfaire
Ce petit gourmand d'animal,
Si d'un coup de griffe assassine
Je n'avais peur qu'il me payât.
Sois franche et bonne ma cousine,
Dis-moi: mord-il ton petit chat ?
Dès qu'entre ses lèvres de rose
Minet sent mon doigt friponner,
Vois le petit gueux comme il ose
Le serrer et l'emprisonner.
Je veux de son ardeur mutine
Punir le petit scélérat.
Dis-moi sans peine ma cousine:
Fait-on pleurer ton petit chat?
Quelle délicatesse extrême!
A peine si je l'ai foulé,
Et pour deux coups, forts légers même,
Déjà ses larmes ont coulé.
Mais pour cela chère Rosine
Ne va pas me faire sabbat,
Car tu jouissais ma cousine
Lorsque pleurait ton petit chat.
Portrait de Paul Émile Debraux par Elisa Nocquart
Une oeuvre...
Femme assise
Huile et charbon de bois sur panneau de fibres de bois
137 x 91,5 cm - 1940
(Museum of Art, Philadelphie, Etats-Unis)
La cancoillotte...
Tout en dansant la gavotte on se beurre la gueule à l'Arbois.
La can-can-cancoillotte, ce n'est pas pour ces françois,
Tout en pelotant la Charlotte on la mange avec les doigts.
Les tricoteuses...
Ce spectacle vocal, j'ai travaillé dessus, et je peux vous assurer qu'on ne s'y ennuie pas! Il est mis en musique et en voix par Jean-François Lottier, et c'est une référence.

Les tricoteuses (affiche pdf)
Les très riches heures du Duc de Berry...

Les très riches heures du Duc de Berry
Collines & vallées...

Collines & vallées
15 juin 2008
Bientôt...
Pour moi le temps passe, stress et fatigue se sont accumulés. Le travail de l'année avec les enfants est terminé, les grands sont prêts à nous quitter pour le CP, ils en ont l'envie et le besoin. Je suis raide comme un piquet, mais je dois tout boucler avant le 3 juillet, car il est pour moi hors de question de remettre les pieds à l'école. Et puis, avec mon coup de grisou d'octobre dernier et mon arrêt de fumer j'ai pris quelques kilos que je veux perdre.
Fête des pères...
Ce matin...
Un poème...
1877 - 1909
Dans mon âme a fleuri le miracle des roses.
Pour le mettre à l’abri, tenons les portes closes.
Je défends mon bonheur, comme on fait des trésors,
Contre les regards durs et les bruits du dehors.
Les rideaux sont tirés sur l’odorant silence.
Où l’heure au cours égal coule avec nonchalance.
Aucun souffle ne fait trembler le mimosa
Sur lequel, en chantant, un vol d’oiseaux pesa.
Notre chambre paraît un jardin immobile
Où des parfums errants viennent trouver asile.
Mon existence est comme un voyage accompli.
C’est le calme, c’est le refuge, c’est l’oubli.
Pour garder cette paix faite de lueurs roses,
O ma Sérénité! tenons les portes closes.
La lampe veille sur les livres endormis,
Et le feu danse, et les meubles sont nos amis.
Je ne sais plus l’aspect glacial de la rue
Où chacun passe, avec une hâte recrue.
Je ne sais plus si l’on médit de nous, ni si
L’on parle encor... les mots ne font plus mal ici.
Tes cheveux sont plus beaux qu’une forêt d’automne,
Et ton art soucieux les tresse et les ordonne.
Oui, les chuchotements ont perdu leur venin,
Et la haine d’autrui n’est plus qu’un mal bénin.
Ta robe verte a des frissons d’herbes sauvages,
Mon amie, et tes yeux sont pleins de paysages.
Qui viendrait, nous troubler, nous qui sommes si loin
Des hommes? deux enfants oubliés dans un coin?
Loin des pavés houleux où se fanent les roses,
Où s'éraillent les chants, tenons les portes closes...
Photo de Renée Vivien
San Francisco...
adossée à la colline,
on y vient à pied, on ne frappe pas,
ceux qui vivent là ont jeté la clé.
Dominique ce matin m'a pris en photo
alors que je travaillais sur ce fichier devant l'ordi...
Geri's Game...
Nick Veasey...

Nick Veasey
Amélie Dechenaux...

Amélie Dechenaux
Entomopix...

Entomopix
14 juin 2008
Qu'est-ce qui relie ? Qu'est-ce qui attache ?
L'amitié, l'affection, l'amour...
L'estime.
Pourquoi éprouve-t-on de la peine pour quelqu'un qui souffre mais qu'on connait à peine? Pourquoi éprouve-je de la peine pour un qui souffre mais qu'en fait je connais si peu?
L'amitié, l'affection, l'amour...
L'estime.
Qu'est-ce qui fait qu'on aime? Qu'on aime d'amitié? Qu'on aime d'amour?
Qu'est-ce qui fait que moi j'aime? Que j'aime d'amitié? Que j'aime d'amour?
Qu'est-ce qui fait qu'on nous aime? Qu'est-ce qui fait qu'on m'aime, moi?
Que de questions qui me tournent en tête en permanence depuis dix mois, et auxquelles je ne trouve aucune réponse vraie...
Montée de la fréquentation: merci à tous!
Un poème...
1872 - 1960
Il tremble tout crasseux devant ma mine grise... Une gargouille en vie est tombée de l’église?
Je grogne. Ô jeune enfant, ton sou neuf me désarme. Pardon, si j’ai la gueule argentée de mes larmes.
J’en ai pourtant compris, estimé, vu des choses, hommes-loups, femmes-chiens et la neige et les roses.
Aux socs de mes pieds nus raboteurs des ornières, j’ai vu par grands copeaux se lever la poussière.
J’ai vu la fée un jour au bord de mes vingt ans, et de l’avoir vu fuir je pleure en mon vieux temps.
Que de fois j’aurai vu —tendresse de mon cœur!— la flamme du fusil abattre un lièvre en fleur.
Hôte de ces bois noirs, souvent j’ai vu l’orage nous balayer le ciel d’un balai de feuillage.
Ah! tout ce que j’ai vu! J’ai vu pendant nos guerres saint Michel éclaireur de Jeanne la Guerrière.
Il la baisait au front, torche haute en avant. J’ai vu bien des guirlandes d’Amours dans le vent.
Hier j’ai vu, c’était la Sainte-Niquedouille, à travers l’arc-en-ciel, l’averse des grenouilles.
Mais je n’ai jamais vu — pieuses bonnes gens — non, je n’ai jamais vu mon chapeau plein d’argent.
Portrait de Paul Fort par Jean Veber - 1898
Une oeuvre...
Détail du panneau central du triptyque
The invisible man...

The invisible man
For the birds...
L'adresse indispensable !
Première règle: ne jamais renvoyer un courriel de ce genre!
Deuxième règle: aller d'office chez Hoaxbuster, faire un copier/coller d'une partie caractéristique du courriel dans la boîte Rechercher en haut à droite et cliquer sur Go. Merci d'avance!
Au palmarès en ce moment:
Le mystère du pop-corn
RUMEUR - C'est désormais scientifiquement prouvé! Une vidéo montre qu'il est possible de faire du pop-corn avec 4 portables...
Aïe, aïe, aïe, ça pique !
RUMEUR - Plus moyen de sortir la nuit sans risquer de se faire piquer par un dément qui dit en rigolant vous avoir refilé le SIDA...
La guerre du bitume
RUMEUR - Le mot d'ordre cirule à grande vitesse sur les autoroutes de l'information: le 16 juin, tout le monde bloque le pays.
Dans la jungle des moteurs
INFORMATION - De plus en plus de moteurs de recherche utilisent les fonctionnalités des "grands" pour générer de l'économie... monétaire ou d'énergie!
Chercher utile !
CHAINE - Chercher pour la bonne cause! Un site propose de reverser la pub générée par les recherches Google à des associations.
Balles tragiques : 2 morts !
LEGENDE URBAINE - Les Fast food sont la cible d'une sale rumeur dont ils n'arrivent pas à se défaire. Leurs aires de jeux seraient de véritables coupe-gorges!
Pour tout l'art du monde!
PETITION - Les internautes s'indignent: un artiste nicaraguayen aurait capturé, exposé puis laissé mourir un chien. Tout ça au nom de l'art...
13 juin 2008
Education sentimentale...
Cette fleur sauvage qui fait des ravages dans les cœurs d'enfants.
Pour toi ma princesse j'en ferai des tresses et, dans tes cheveux,
Ces serments ma belle te rendront cruelle pour tes amoureux.
The meatrix...

The meatrix
Polcarstva...

Polcarstva
Découpage, pliage et collage...
Les modèles couvrent plusieurs domaines: festivités, animaux, motos..., sont gratuits et en pdf. Pourquoi des motos? Parce que c'est un site de... Yamaha!
Papercraft
Des chansons pour enfants...
Chantez maintenant!
12 juin 2008
Texticule...
.. .... ... ........ .. .. ......
.. .... ... A....... .. .A ......
.E .... ... A....E.. .E .A .E..E.
.E ..I. ... A....E.. .E .A .E..E.
.E ..I. .O. A.O..E.. .E .A .E..E.
.E .UI. .OU A.OU.EU. .E .A .E..E.
.E .UI. .OU A.OU.EU. DE .A .E..E.
.E .UI. FOU A.OU.EU. DE .A FE..E.
JE .UI. FOU A.OU.EU. DE .A FE..E.
JE .UI. FOU AMOU.EU. DE MA FEMME.
JE .UI. FOU AMOUREU. DE MA FEMME.
JE SUIS FOU AMOUREU. DE MA FEMME.
JE SUIS FOU AMOUREUX DE MA FEMME.
Un poème...
1876 - 1944
Si tu as perdu ta route sur la lande tu regardes à droite ou à gauche et tu vois où est Saint-Guénolé.
Depuis que je vous connais, Marie Guiziou, j’ai cherché vos yeux sur toutes les mers de cette terre-ci.
Mais vos yeux tournent de côté et d’autre partout où il y a des amoureux.
Marie Guiziou, Marie Guiziou ! La vie est comme la lande pour moi et vous êtes pour moi comme le phare d’Eckmühl.
Marie Guiziou ! Ma vie est comme l’océan autour de Penmarch ! et si je ne vois vos yeux, je suis un naufragé sur les rochers.
Max Jacob, huile sur toile d'Amedeo Modigliani - 1916
(Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen, Dusseldorf)
Girafe terminée !

Le puits de Max Weber...

Le puits de Max Weber
Vous avez besoin d'un papier spécial?

www.incompetech.com
Travis Louie...

Travis Louie
11 juin 2008
8 200 200...
Tu es jeune et tu ressens un vide
Tu ne sais même plus écrire ton nom
Tu aurais vraiment besoin d’un guide
Qui te donnerait des solutions
Attention ! Voici la réponse à toutes tes questions :
Si tu veux savoir la couleur de tes yeux
Envoie 8 22 22
Si tu veux savoir le QI de ton chat
Envoie 8 33 33
Si tu veux savoir si ta copine est chouette
Envoie 8 17 17
Et si tout simplement, tu es content
Envoie 8 200 200
Envoie 8 200 200, 8 200 200
Tu es vieux, tu as oublié ton code PIN
Tu ne sais même pas écrire en SMS
Mdr, ptdr, xpldr
T’es qu’une mrd mais j’t’<3
Attention ! lol, voici la réponse,
lol, à toutes tes questions :
Si tu veux savoir la couleur de tes yeux
Envoie 8 22 22
Si tu veux savoir le QI de ton chat
Envoie 8 33 33
Si tu veux savoir si ta copine est chouette
Envoie 8 17 17
Et si tout simplement, tu es content
Envoie 8 200 200
Envoie 8 200 200, 8 200 200
Si tu veux savoir si ta femme est enceinte
Envoie 8 25 25
Si tu veux savoir la longueur de ta « BIP »
Envoie 8 18 18
Si tu veux savoir si ton mari est veuf
Envoie 8 19 19
Si tu veux savoir si tu as la chaude-pisse
Envoie 8 26 26
Et si tout simplement, tu es content
Envoie 8 200 200
Envoie 8 200 200, 8 200 200
Si tu veux savoir si tu as mal au ventre,
envoie GAZ au 8 200 200
Si tu veux savoir si tu peux conduire,
envoie HALEINE au 8 200 200
Si tu veux savoir si ta copine est vierge,
envoie HYMEN au 8 200 200
Si tu veux savoir le prix d’un char Leclerc,
envoie ANGOLA au 8 200 200
Si tu veux chatter avec Monique Olivier, envoie
FOURNIRET au 8 200 200
Si tu veux faire une bonne blague à ton ami,
envoie FISC au 8 200 200
Si t’as un truc à dire, envoie-le au 8 200 200
Et enfin si tu veux gagner un magnifique voyage à Rungis, trouve le nom de la célèbre goûteuse de café qui se cache derrière l’énigme ci-dessous (CARLU BRANI) et envoie-le au 8 200 200
Au 8 200 200, au 8 200 200...
Je suis très heureux de constater qu'il existe encore des loufdingues... Vous trouverez plein d'autres âneries de cet acabit sur La chanson du Dimanche!
Microsoft Office 2007 gratuit pour tous les enseignants...
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Un poème...
1875 - 1926
C'est pour t'avoir vue
penchée à la fenêtre ultime,
que j'ai compris, que j'ai bu
tout mon abîme.
En me montrant tes bras
tendus vers la nuit,
tu as fait que, depuis,
ce qui en moi te quitta,
me quitte, me fuit...
Ton geste, fut-il la preuve
d'un adieu si grand,
qu'il me changea en vent,
qu'il me versa dans le fleuve?
Portrait de Rainer Maria Rilke par Paula Modersohn-Becker - 1906
Une oeuvre...
Impressions fugitives...

Impressions fugitives
Des têtes bien tempérées...

Well-tempered heads
Emmanuel Boitier...

Emmanuel Boitier
10 juin 2008
... et un bon coup de barre...
Les journées qui viennent seront longues... Il y a les enfants, bien sûr, mais ce n'est pas le plus lourd! Demain mercredi, conférence pédagogique. Jeudi il faut finir de peindre la girafe. Vendredi nous avons une réunion puis le Conseil d'école. Samedi matin j'ai du boulot administratif, de même que lundi toute la journée. Etc, etc, etc, en espérant que la bande de malfrats qui nous gouverne ne va pas nous pondre une cochonnerie de dernière minute.
Bref, je suis fatigué, et surtout j'en ai assez.
Dessin de Jack.
Un poème...
(Ioánnis A. Papadiamantópoulos)
1856 - 1910
Ne dites pas: la vie est un joyeux festin;
Ou c'est d'un esprit sot ou c'est d'une âme basse.
Surtout ne dites point: elle est malheur sans fin;
C'est d'un mauvais courage et qui trop tôt se lasse.
Riez comme au printemps s'agitent les rameaux,
Pleurez comme la bise ou le flot sur la grève,
Goûtez tous les plaisirs et souffrez tous les maux;
Et dites: c'est beaucoup et c'est l'ombre d'un rêve.
Moréas et le symbolisme, par Paul Gauguin
Une oeuvre...
Siffler sur la colline...
Quand j'ai demandé d'où venait sa peau fraîche elle m'a dit:
« C'est de rouler dans la rosée qui rend les bergères jolies. »
CLIC!
de l'attendre avec un petit bouquet d'églantines...
Madtraphoto...

Madtraphoto
Cat Bowling...

Cat Bowling
The attempt counts...

The attempt counts
09 juin 2008
Être...
Prendre dans chaque moment tout ce qu'il a de bon, tout ce qu'il a de beau, tout ce qu'il a de vrai.
Garder précieusement dans sa mémoire toute étincelle de vie, de joie, de bonheur, la réchauffer précieusement en son coeur, ne rien en gâcher, ne rien en perdre.
Ne serait-ce qu'un infinitésimal laps de temps, délivrer de l'ombre un ami, un amour, lui accorder un soupir d'espoir, que toute sa vie il en garde une trace émerveillée.
Et pouvoir se dire, au soir de son existence: oui, j'ai bien profité de ma vie, j'en ai vécu intensément chaque instant; je n'ai rien perdu, je ne regrette rien; j'ai donné et j'ai pris. J'ai été un homme. J'ai été une femme. J'ai été.
Un poème...
Maurice Fombeure
1906 - 1981
Sur la route couleur de sable
En capuchon noir et pointu,
Le « moyen », le « bon », le « passable »
Vont à galoches que veux-tu
Vers leur école intarissable.
Ils ont dans leur plumier des gommes
Et des hannetons du matin,
Dans leurs poches, du pain, des pommes,
Des billes, ô précieux butin
Gagné sur d'autres petits hommes.
Ils ont la ruse et la paresse
– Mais l'innocence et la fraîcheur –
Près d'eux les filles ont des tresses
Et des yeux bleus couleur de fleur
Et de vraies fleurs pour la maîtresse.
Puis les voilà tous à s'asseoir
Dans l'école crépie de lune,
On les enferme jusqu'au soir
Jusqu'à ce qu'il leur pousse plume
Pour s'envoler. Après, bonsoir !
Ça vous fait des gars de charrue
Qui fument, boivent le gros vin,
Puis des ménagères bourrues
Dosant le beurre et le levain.
Billevesées, coquecigrues,
Ils vous auront connues en vain
Dans leurs enfances disparues !
Photo de Maurice Fombeure
Le Sud...
Le temps dure longtemps,
Et la vie sûrement
Plus d'un million d'années,
et toujours en été.
Free et Alice à l'heure des fiançailles...

Free et Alice à l'heure des fiançailles
Cristal de givre...

Cristal de givre
08 juin 2008
Un poème...
1765 - 1825
Passer ses jours à désirer,
Sans trop savoir ce qu'on désire;
Au même instant rire et pleurer,
Sans raison de pleurer et sans raison de rire;
Redouter le matin et le soir souhaiter
D'avoir toujours droit de se plaindre,
Craindre quand on doit se flatter,
Et se flatter quand on doit craindre;
Adorer, haïr son tourment;
À la fois s'effrayer, se jouer des entraves;
Glisser légèrement sur les affaires graves,
Pour traiter un rien gravement,
Se montrer tour à tour dissimulé, sincère,
Timide, audacieux, crédule, méfiant;
Trembler en tout sacrifiant,
De n'en point encore assez faire;
Soupçonner les amis qu'on devrait estimer;
Être le jour, la nuit, en guerre avec soi-même;
Voilà ce qu'on se plaint de sentir quand on aime,
Et de ne plus sentir quand on cesse d'aimer.
Portrait d' Adélaïde-Gillette Billet épouse Dufrénoy
Une oeuvre...
Ruby Tuesday...
Camarades guitaristes, voilà un petit pdf de 6 ko pour avoir les paroles et les accords de guitare de "Ruby Tuesday", des Rolling Stones. Encore un grand classique, et c'est booooon! :-)
When you change with every new day.
Still I'm gonna miss you.
Ecrins de lumière...
Je pense plus particulièrement à un camarade qui aime la montagne et qui a sérieusement besoin de repos. Philippe, forza! :-)

Ecrins de lumière
07 juin 2008
Un poème...
1889 - 1963
Anna vous m’aimez bien et je vous aime bien
Que de choses nous éloignent en apparence!
Mais si les jeunes gens savaient qu’il n’y a rien
Pour dépolir entre nous la transparence.
On vous a tout ôté; à moi aussi,
Il nous reste d’en parler ensemble.
Notre sort même est-il réussi?
Et la gloire — ça c’est le comble.
Je sais que vous n’y croyez plus.
Trop de nos morts doivent se taire.
Il nous restera d’avoir plu
À quelques étudiants sur la terre.
Portrait de Jean Cocteau par Amedeo Modigliani - 1916
Une oeuvre...
Le blog de mon école...

Le blog de l'école maternelle de la Fontaine
L'auto-stoppeur...
Vous pourrez accéder à la seconde partie à la fin de la première.

L'auto-stoppeur
Olivier Seydoux...

Olivier Seydoux
06 juin 2008
Un poème...
1903 - 1976
I
Je mballadais sulles boulevards
Lorsque jrencontre lami Bidard
Il avait lair si estomaqué
Que jlui ai dmandé dsesspliquer
« Eh bien voilà me dit-il
Jviens davaler ma pendule
Alors jvais chez lchirurgien
Car jai une peupeur de chien
Que ça mtombe dans les vestibules »
II
Un mois après jrevois mon copain
Il avait l'air tout skia dplus rupin
Alors je suis été ltrouver
Et jlavons sommé dsesspliquer
« Eh bien voilà me dit-il
Jgagne ma vie avec ma pendule
Jai su lestomac un petit cadran
Je vends lheure à tous les passants
En attendant qjai lcadran sulles vestibules »
III
À la fin ltype issuissida
Lossquil eut vu qpersonne lopéra
Et comme jarrivais juste sul chantier
Moi je lui ai demandé qui vienne sesspliquer
« Eh bien voilà me dit-il
Jen avais assez davoir une pendule
Ça mempêchait ddormir la nuit
Pour la remonter fallait mfaire un trou dans ldos
Jpréfère être pendu qpendule »
IV
Lorsquil fut mort jvais à son enterrement
Cétait lmatin ça mennuyait bien
Mais lorsqui fut dans ltrou ah skon rigola
Quand au fond dla bière le septième coup dmidi tinta
Eh bien voilà voilà voilà
Il avait avalé une pendule
Ça narrive pas à tous les chrétiens
Même à ceux quont un estomm de chien
Et du coeur dans les vestibules
Autoportrait de Raymond Queneau.
Je l'aime à mourir...
elle n'a qu'à ouvrir l'espace de ses bras
Pour tout reconstruire, pour tout reconstruire,
je l'aime à mourir.
Mission "Girafe" réussie !
Early in fall, late in winter...

Early in fall, late in winter
Le Réseau des Grands Sites de France...
Les responsables des collectivités locales qui assurent la gestion de ces sites partagent les mêmes valeurs et ont une ambition commune : révéler, préserver et transmettre "l'Esprit des lieux" particulier à chacun d'eux.
Leurs objectifs :
- offrir aux visiteurs des sites restaurés et préservés,
- favoriser un tourisme durable et responsable en respectant les conditions de vie des habitants,
- générer des retombées économiques pour les régions proches,
- assurer une gestion active et à long terme de ces « trésors » de notre patrimoine.
Le domaine de Beauport vient d'être accepté comme 33ème membre au sein du RGSF. Voici la liste des sites en question... Les connaissez-vous tous? Sinon, vous saurez où passer vos vacances!

Abbaye de Beauport
Aven d'Orgnac
Baie de Somme
Baie du Mont Saint Michel
Bibracte-Mont Beuvray
Camargue gardoise
Caps d'Erquy-Fréhel
Cirque de Gavarnie
Cirque de Navacelles
Cirque de Sixt Fer à Cheval
Cité de Carcassonne
Domaine du Rayol,Le Jardin des Méditerranées
Dune du Pilat
Gorges du Gardon
Gorges du Tarn et de la Jonte
Gorges du Verdon
Les Deux Caps Blanc-Nez, Gris-Nez
Marais et Place Forte de Brouage
Marais Poitevin
Massif du Canigou
Massif dunaire de Gâvres-Quiberon
Mont Ventoux
Pointe des Châteaux
Pointe du Raz
Pont du Gard
Puy de Dôme
Puy Mary - Volcan du Cantal
Rocamadour
Roche de Solutré
Pouilly Vergisson
Saint-Guilhem le Désert et Gorges de l’Hérault
Sainte-Victoire
Vallée de la Clarée

Plus d'explications sur chaque site...
05 juin 2008
Un poème...
1802 - 1885
Booz s’était couché de fatigue accablé;
Il avait tout le jour travaillé dans son aire;
Puis avait fait son lit à sa place ordinaire;
Booz dormait auprès des boisseaux pleins de blé.
Ce vieillard possédait des champs de blés et d’orge;
Il était, quoique riche, à la justice enclin;
Il n’avait pas de fange en l’eau de son moulin;
Il n’avait pas d’enfer dans le feu de sa forge.
Sa barbe était d’argent comme un ruisseau d’avril.
Sa gerbe n’était point avare ni haineuse;
Quand il voyait passer quelque pauvre glaneuse:
— Laissez tomber exprès des épis, disait-il.
Cet homme marchait pur loin des sentiers obliques,
Vêtu de probité candide et de lin blanc;
Et, toujours du côté des pauvres ruisselant,
Ses sacs de grains semblaient des fontaines publiques.
Booz était bon maître et fidèle parent;
Il était généreux, quoiqu’il fût économe;
Les femmes regardaient Booz plus qu’un jeune homme,
Car le jeune homme est beau, mais le vieillard est grand.
Le vieillard, qui revient vers la source première,
Entre aux jours éternels et sort des jours changeants;
Et l’on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens,
Mais dans l’œil du vieillard on voit de la lumière.
*
Donc, Booz dans la nuit dormait parmi les siens.
Près des meules qu’on eût prises pour des décombres,
Les moissonneurs couchés faisaient des groupes sombres;
Et ceci se passait dans des temps très anciens.
Les tribus d’Israël avaient pour chef un juge;
La terre, où l’homme errait sous le tente, inquiet
Des empreintes de pieds de géants qu’il voyait,
Était encor mouillée et molle du déluge.
*
Comme dormait Jacob, comme dormait Judith,
Booz, les yeux fermés, gisait sous la feuillée;
Or, la porte du ciel s’étant entrebâillée
Au-dessus de sa tête, un songe en descendit.
Et ce songe était tel, que Booz vit un chêne
Qui, sorti de son ventre, allait jusqu’au ciel bleu;
Une race y montait comme une longue chaîne;
Un roi chantait en bas, en haut mourait un dieu.
Et Booz murmurait avec la voix de l’âme:
« Comment se pourrait-il que de moi ceci vînt?
Le chiffre de mes ans a passé quatre-vingt,
Et je n’ai pas de fils, et je n’ai plus de femme.
« Voilà longtemps que celle avec qui j’ai dormi,
Ô Seigneur ! a quitté ma couche pour la vôtre;
Et nous sommes encor tout mêlés l’un à l’autre,
Elle à demi vivante et moi mort à demi.
« Une race naîtrait de moi ! Comment le croire?
Comment se pourrait-il que j’eusse des enfants?
Quand on est jeune, on a des matins triomphants;
Le jour sort de la nuit comme d’une victoire;
« Mais, vieux, on tremble ainsi qu’à l’hiver le bouleau;
Je suis veuf, je suis seul, et sur moi le soir tombe,
Et je courbe, ô mon Dieu ! mon âme vers la tombe,
Comme un bœuf ayant soif penche son front vers l’eau. »
Ainsi parlait Booz dans le rêve et l’extase,
Tournant vers Dieu ses yeux par le sommeil noyés;
Le cèdre ne sent pas une rose à sa base,
Et lui ne sentait pas une femme à ses pieds.
*
Pendant qu’il sommeillait, Ruth, une moabite,
S’était couchée aux pieds de Booz, le sein nu,
Espérant on ne sait quel rayon inconnu,
Quand viendrait du réveil la lumière subite.
Booz ne savait point qu’une femme était là,
Et Ruth ne savait point ce que Dieu voulait d’elle.
Un frais parfum sortait des touffes d’asphodèle;
Les souffles de la nuit flottaient sur Galgala.
L’ombre était nuptiale, auguste et solennelle;
Les anges y volaient sans doute obscurément,
Car on voyait passer dans la nuit, par moment,
Quelque chose de bleu qui paraissait une aile.
La respiration de Booz qui dormait
Se mêlait au bruit sourd des ruisseaux sur la mousse.
On était dans le mois où la nature était douce,
Les collines ayant des lys sur leur sommet.
Ruth songeait et Booz dormait ; l’herbe était noire;
Les grelots des troupeaux palpitaient vaguement;
Une immense bonté tombait du firmament:
C’était l’heure tranquille où les lions vont boire.
Tout reposait dans Ur et dans Jérimadeth;
Les astres émaillaient le ciel profond et sombre;
Le croissant fin et clair parmi ces fleurs de l’ombre
Brillait à l’occident, et Ruth se demandait,
Immobile, ouvrant l’œil à moitié sous ses voiles,
Quel dieu, quel moissonneur de l’éternel été,
Avait, en s’en allant, négligemment jeté
Cette faucille d’or dans le champ des étoiles.
Photogravure de Victor Hugo en 1883, d'après une photo de Walery.
Une oeuvre...
Hexic...

Hexic
Crash Bonsaï...

Crash Bonsaï
Les animaux sauvent la planète...

Les animaux sauvent la planète
04 juin 2008
Un poème...
1895 - 1952
Nous avons fait la nuit, je tiens ta main, je veille
Je te soutiens de toutes mes forces
Je grave sur un roc l’étoile de tes forces
Sillons profonds où la bonté de ton corps germera
Je me répète ta voix cachée, ta voix publique
Je ris encore de l’orgueilleuse
Que tu traites comme une mendiante
Des fous que tu respectes, des simples où tu te baignes
Et dans ma tête qui se met doucement d’accord avec
la tienne, avec la nuit
Je m’émerveille de l’inconnue que tu deviens
Une inconnue semblable à toi, semblable à tout ce que j’aime
Qui est toujours nouveau
Portrait de Paul Eluard par Salvador DALI (1929)
M. Hutter...

M. Hutter
Fin des radios...
A la place, vous trouverez l'affichage de l'adresse IP sous laquelle vous naviguez actuellement. Quoi? Une IP chinoise? Vous utilisez un proxy de ce genre, petit coquin? :-)
Big Buck Bunny...
Big Buck Bunny peut être visionné en streaming, mais peut également être téléchargé en MP4, en H.264, en OggVorbis et en MSMP4, et différentes résolutions sont proposées : 1920 x 1080, 1280 x 720, 854 x 480... (attention à la taille des fichiers!)

Big Buck Bunny
03 juin 2008
Un poème...
1524 - 1585
Quand vous serez bien vieille, au soir à la chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz chantant mes vers, en vous émerveillant:
«Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle.»
Lors vous n’aurez servante oyant telle nouvelle,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
Qui au bruit de mon nom ne s’aille réveillant,
Bénissant votre nom, de louange immortelle.
Je serai sous la terre et, fantôme sans os,
Par les ombres myrteux je prendrai mon repos;
Vous serez au foyer une vieille accroupie,
Regrettant mon amour et votre fier dédain.
Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain:
Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.
Portrait de Pierre de Ronsard,
huile sur toile anonyme - 1620
(Musée des Beaux-arts de Blois)
Une oeuvre...
For no one...
no sign of love behind the tears cried for no one,
A love that should have lasted years.
CLIC!
Sloop John B...
Call for the captain ashore, let me go home,
Let me go home, I wanna go home, yeah yeah.
Well I feel so broke up, I want to go home.
Walking on by...

Walking on by
David Ledoux...

David Ledoux
Tout plein de coloriages...
Plus de 4200 coloriages et images, le tout rangé par catégories. Vous trouverez des mandalas, des véhicules... educol.net

Des tonnes de coloriages ici: coloriage-educatif
Un excellent site pour petits et tout-petits! Coloriages, jeux, imagier, musique, plein d'activités à découvrir avec son enfant. Un site spécialement conçu pour que les 2- 4 ans se familiarisent avec le multimédia en découvrant la nature et les animaux... (sic)
Le monde de VictorEt voici l'album de coloriage du National Geographic. Si vous désirez des images d'animaux réalistes, précipitez vous! Choisissez, imprimez...
L'album du NGPlein de coloriages rangés par ordre alphabétique de sujet, ce qui permet de bien s'y retrouver. Si vous avez des enfants fanatiques du crayon de couleur ou du feutre...
GrelucheSaviez-vous que l'Agence Spatiale Européenne avait un site pour les enfants? Non, évidemment, je n'en avais pas encore parlé... :-) Rien de mieux pour découvrir l'univers, l'espace, les engins spatiaux ou encore la terre avec de nombreux petits articles d'actualité, des photos, des expériences, des jeux et des coloriages. Franchement, même pour un adulte le site est sympa. Peut-être ai-je encore un peu une âme enfantine?
ESA KidsLa fondation du grand artiste américain Keith Haring a créé un site pour les enfants, ludique et coloré, sur lequel vous trouverez coloriages, puzzles, jeux, etc. Un site superbe, à l'image de l'artiste inclassable qu'est Haring.

Keith Haring pour les enfants
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Ciudad Pintura
02 juin 2008
Un poème par jour...
1821 - 1867
Nous aurons des lits pleins d’odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d’étranges fleurs sur des étagères,
Écloses pour nous sous des cieux plus beaux.
Usant à l’envi leurs chaleurs dernières,
Nos deux cœurs seront deux vastes flambeaux,
Qui réfléchiront leurs doubles lumières
Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux.
Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d’adieux;
Et plus tard un Ange, entrouvrant les portes,
Viendra ranimer, fidèle et joyeux,
Les miroirs ternis et les flammes mortes.
Photographie de Charles Baudelaire par Etienne Carjat - 1863
Eh dis, Toto...
On y apprend plein de choses, et même des trucs qui sont pas au programme, à tendre l'oreille aux discussions entre instits, à espincher ce que dit le dirlo au téléphone. Même que Toto, y sait que l'an prochain, comme il est pas trop bon élève, y sera puni! Il restera deux heures de plusse, avec d'autres minots dans son cas.
Coup de bol: pour le soutien, ce sera le dirlo qui s'y collera. Trop fort, le dirlo!!! Y dirige l'école, y s'occupe de tout, y répare le lavabo, y téléphone sans cesse, y fait la classe en même temps, y fait plein de papiers, y va s'occuper d'organiser le soutien, de rencontrer les parents et tout et tout, et, en plusse, y va faire le soutien!
Sauf que Toto, il est pas très sûr de vouloir devenir dirlo, quand y sera grand... Le dirlo, en fin de journée, il a quand même l'air fatigué, super fatigué...
Eh dis, Toto...
Turkey Shooter...

Turkey Shooter
4Trelle Touch...

4Trelle Touch
Sachabada...

Sachabada
01 juin 2008
Sounds of silence...
Because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping.
And the vision of that was planted in my brain still remains
Within the sound of silence.
Pause encore...
My name is Luka...
I live upstairs from you. Yes, I think you've seen me before.
If you hear something late at night.
Some kind of trouble, some kind of fight.
Just don't ask me what it was, just don't ask me what it was,
Just don't ask me what it was.






