11 octobre 2008

Un poème...

Jean Froissart (1337 - post 1404)

Mon coeur s'ébat

Mon cœur s’ébat en odorant la rose
Et s’éjouit en regardant ma dame :

Trop mieux me vaut l’une que l’autre chose.
Mon cœur s’ébat en odorant la rose.

L’odeur m’est bon, mais du regard je n’ose
Jouer trop fort, je vous le jur’ par m’âme.
Mon cœur s’ébat en odorant la rose
Et s’éjouit en regardant ma dame.



Portrait de Froissart écrivant à sa table
et saluant un grand seigneur qui vient lui rendre visite
Bibliothèque de l’Arsenal